Trail du Petit Saint Bernard 60km – 2019

Ce dimanche 6 octobre, je participais de nouveau au Trail du Petit Saint-Bernard 60km, invité par l’organisation TPS en collaboration avec Outdoor & News. L’année dernière, j’avais testé ce nouveau format, plus long mais aussi plus technique et joueur que le 40km qui existait depuis 3 ans.

Cette fois ci, j’aborde l’événement en compétiteur (tout en n’oubliant pas de prendre quelques photos pour rappeler que le parcours est magnifique !) et espère gagner environ une heure sur l’année passée. Un changement d’approche sur les premiers tronçons, pour vérifier que c’est « courable » comme je le mentionnais l’année dernière.

Un parcours alternant ascensions exigeantes, plateaux herbeux aux sentiers "roulants", terrains plus techniques hors sentier et quelques courts passages "ludiques" équipés, pour le plus grand bonheur des jambes, qui nous promène dans des recoins sauvages insoupçonnés, aux portes de la haute montagne et à une saison magnifique. C'est audacieux, c'est une belle réussite ! Merci le TPSB !

Je ne peux que confirmer mes impressions de l’édition précédente: ce parcours est de toute beautée, et est dans une grande partie très agréable à courir – ou à marcher.

Après une nuit fraîche passée aux Chapieux, soit à 30m du départ, je m’élance à la suite d’une quarantaine de coureurs sur la route qui nous mène à la ville des Glaciers. Nous sommes 350 au départ, contre 150 pour la première édition.
A 6h du matin, la température est bien fraîche mais nous nous réchauffons vite: ça part fort devant !
5km roulants avalés à vive allure pour étirer le peloton et s’approcher du col de l’Ouillon, dont l’ascension fait forcément repasser à la marche… C’est raide !
La nuit laisse place à l’heure bleu, dévoilant peu à peu les sommets alentours. Puis le soleil se lève doucement, pour nous offrir une vue splendide au col.

La descente au ravitaillement du 14ème km est très plaisante, d’abord dans une neige récente mais fortement cartonnée par le vent froid, puis empruntant des sentes ou passages plus ou moins hors sentier dans des pentes herbeuses de faible déclivité.

Je ne m’arrête pas au ravito, préférant manger une barre pendant l’ascension du col de la Forclaz, très raide mais sans difficulté particulière, et ayant assez d’eau pour patienter jusqu’au deuxième ravitaillement, l’hospice du Petit Saint Bernard, au 22ème, que l’on atteint rapidement par une descente assez douce, très roulante avec une succession de balcons et de traversées.

Pointé 24ème d’après Hugo le speaker, je ne m’éternise pas en espérant continuer sur cette belle lancée, voire grappiller quelques places. Les premiers km derrière l’hospice sont très roulants mais après un peu plus de 3h de course à bonne allure, c’est bien cassant !

Après le lac du verney, on plonge dans ce qui fait la particularité de ce format 60km: c’est sauvage, éloigné de toute civilisation, et plus technique. Si le sentier est d’abord bien propre, il se fait plus étroit, discontinu, voire absent au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans un univers plus minéral.

Je suis contraint de baisser le rythme, je me sens fatigué et ai du mal à relancer. Je marche beaucoup. Je me fais reprendre par 5 ou 6 concurrents, souvent armés de bâtons. Un petit coup au moral mais cela me permet de profiter un peu de la vue, grandiose.
Mais je ne vais pas me laisser abattre 😀 ! Pas de pause, il reste encore du chemin pour rentrer à l’hospice !

Les deux passages exposés (avec corde fixe) sont passés bien rapidement: la faible densité et l’aisance des concurrents à ce niveau au classement ne laisse pas de place aux embouteillages. Mais pour les moins à l’aise, tout est prévu à Bassa Serra, et le passage précédent, plus large, reste surveillé par un accompagnateur en montagne, me semble t-il.

La neige est présente, mais en faible quantité, et c’est pour moi un régal pour les pieds comme pour les yeux.

Je puise un peu sur la remontée au col des Chavannes et la crête du Mont Fortin, espérant reprendre du poil de la bête dans la descente hors sentier que j’avais adoré l’année précédente. Cette fois ci, c’est plus difficile avec le coup de mou, mais ça reste bien plaisant, jusqu’au 3ème et dernier ravitaillement avant l’arrivée.

Y a plus qu’à rentrer ! 14km 600mD+ qui n’ont plus rien de sauvage, mais il n’y a pas le choix. L’avantage, c’est que c’est beaucoup plus roulant, on se rassure donc sur l’heure du repas ou de la bière que l’on s’offrira à l’arrivée ! Je reprends des cannes dans la longue portion de piste carrossable, et encouragé par Elena à 9km de l’arrivée,  me contraint à trottiner tant que possible pour arriver au plus tôt. Ce qui me permet de reprendre 3 coureurs pour terminer 21ème en 8h20, soit seulement 5 places de gagnées pour 50mn d’avantage sur l’année dernière !

A part quelques forts coups de vent, qui ne m’ont gêné que pour progresser lorsqu’il venait de face, les conditions météo ont été géniales pendant une grande partie de la journée, les nuages moins présents que l’édition 2018 laissant les paysages s’imprimer à nos rétines.

La météo a évolué dans l’après midi pour laisser place à de la pluie, ajoutant de la difficulté à une course déjà bien exigeante. Bravo à ceux qui l’ont endurée !

Voici quelques photos réalisées au téléphone pendant la course. Mais je vous conseille d’aller plutôt admirer les paysages par vous même 😉

Trail du Petit St Bernardoutdoorandnews.com – sortie sur strava

vik

L'auteur

Communément appelé "Vik" sur Internet et les "off", Sébastien Bocahu sur les résultats de compétition... Ma pratique sportive résulte de mes besoins de voyages et d'aventure, et mon goût du jeu avec les éléments et les aspérités naturelles.

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