Traversée des Bauges en 3j

Week end du 8-10 mai 2015. 3j de trail running, traversée des bauges Montmelian - Annecy avec 2 nuits au charbon

Je devais découvrir le refuge du Charbon, cabane non gardée super équipée entretenu par une association locale "Tous au charbon", leweek end précédent en trek/grosse rando avec Madou. Mais nos péripéties nous ont écartés du charbon, et je reste sur ma faim.

J'ai très envie de courir et de faire une grosse sortie en ce long week-end de 3j. Alors c'est un peu gonflé, mais je me fie seulement aux infos de refuges.info qui me dit qu'il y a vraiment tout ce qu'il faut là bas. Ustensiles de cuisine, matelas, couvertures, poêle à bois...

Je décide donc d'y aller en courant et d'y passer deux nuits.

Check list

Samedi matin, c'est l'heure de faire le sac.

  • 500g de pates (alpina perles. 500g de pates ça fait toujours 500g, mais plus compact, ça n'existe pas)
  • 2 sachets de soupe volaille aux champignons
  • 2 saucissons de 300g
  • 2 paquets de ptibeurres 200g
  • change (collants fin, tshirt technique manche longue, buf de rechange, chaussettes de rechange)
  • sous tshirt près du corp, coupe vent, couverture de survie, trousse medics
  • appareil photo reflex 350D (540g) + objectif fisheye full metal (370g), piles et batteries de rechange
  • carte IGN des bauges... mais pas du Lac d'Annecy (me manque donc une partie)

Y a déja bien 4kg, auxquels vient s'ajouter 1.5L de liquide dans la poche à eau et 500mL à la ceinture.

Je suis une tortue ninja !

Départ sous la pluie

Je prends mon temps pour partir. C'est un signe distinctif chez moi, en fait :D Il faut croire que j'aime me retrouver tout seul à moitié à poil de nuit.

Je choppe un TER, direction Montmelian, un tout petit bled ou j'ai jamais mis les pieds, mais qui d'après la carte, est tout proche de la montagne. Pas à se faire chier avec de l'urbain, du bitume, des bus éventuels. Descente du TER, et ciao ciao la société, à moi les chamois, les marmottes et... la grisaille.

Je suis en effet accueilli par une pluie légère, qui ne m'aide pas à trouver le départ d'un chemin. Sachant que je cherche un chemin qui grimpe au nord, mais j'ai pas encore étudié la carte. Comme j'ai grave la dalle, le petit dej se faisant loin car il est déjà 14h et je n'ai pas mangé à midi, je fais une halte ravito d'avant départ de la course dans une boulangerie. Ouverture de la carte, tiens y a ce chemin là qui monte vers la Thuile, aller zou.

Le chemin est facile à trouver, il est fléché a 2 pas du parking ou je me trouve dans Montmelian. Çà commence par monter dans les vignes. La vue vers le sud est pas folichonne, c'est bien gris. Y a un bout de chartreuse, un bout de Belledone je pense, mais tout ça est perdu dans les nuages gris.

Bha, il fera meilleure demain. Et puis je ne crèverai pas de chaud, c'est déjà ça.

J'avance tranquillou, moins de paté que mes départs de traversée de chartreuse. Faut dire que le sac est lourd. Mais j'ai du sauc', j'ai l'appareil photo, ça va être pépère et j'ai le temps, personne m'attend.

ça monte, ça descend

ça monte surtout, pendant un moment. Après avoir longé des vignes, le chemin pénètre en forêt et n'en ressort pas jusqu'au village de la Thuile, côté lac. C'est sympa mais pas merveilleux. Un peu blasé le seb. Je croise deux mamies qui redescendent, qui ne me questionnent pas mais on l'air bien intriguées de me voir me déplacer avec ma maison sur le dos et des booster/chaussures de trail.

La descente est un peu plus sympa, surement parce que c'est de la descente, que j'aime ça de manière générale et que ça fait ici particulièrement du bien, après cet échauffement en montée. La pluie cesse.

A la thuile, je regarde la carte, et décide de me diriger vers le mont Pelat. Il y a un chemin forestier qui y mène. Bon, c'est vraiment pas passionnant. Un large chemin sans technicité, sans panorama, et même une partie bitumée. Je croise les deux seuls autres randonneurs de la journée jusqu'à l'arrivée. Des randonneurs "du dimanche", dont un spécimen à Tshirt "Mac Donalds", qui me demande si je connais le coin, où est ce que ça monte... Mais au final, assez peu intéressé par mes réponses et ma proposition de regarder la carte, nous nous quittons rapidement.

Au Morbié, ça commence à devenir plus sympa. La montée au Pelat est plus sympathique, et là haut la vue sur les alpages et les sommets des bauges est fort sympathique. C'est la période où les fleurent poussent de partout, tout est très vert.

J'me suis fait pousser une crête (comme les vieilles salopes ! (si t'as pas compris: c'est une chanson d'un groupe de punk)

C'est une crête, et le chemin pour redescendre dans la vallée longe la crête qui descend en altitude. Petite pause photo avec le nouvel objo que je découvre et ne maîtrise absolument pas, et ça se voit.

La perspective d'un bon run est fantastique de cet endroit. ça commence à se raidir dans ma culotte.

OH YEAH.

Là je pense à la citation d'un kikou de kikourou.net: "Le trail: toi et la terre entière comme terrain de jeux". C'est ça, mec ! Et aujourd'hui, pour moi, c'est les bauges le terrain de jeux. Et je vais m'éclater !

Je remballe, et je dévale la single track.

OH YEAH

Le Colombier se découvre. j'ai vu sur le Trelod aussi, Le charbon se trouve derrière, sur le plateau. Y a encore du chemin ! J'ai fait une 20aine de bornes, doit rester autant.

Petite pause ptibeurres a côté d'une cabane dont j'ai oublié le nom. En effet, c'est sommaire, comme le précisait refuges.info. Je ne traîne pas, direction la compote.

Dans la descente, je glisse sur de la compote boue et tombe au ralenti, trop déséquilibré par le poids du sac pour me remettre d'aplomb. Mais pas de bobo.

Un peu de bitume, pas le choix

Bon c'est con, mais là pas trop le choix, je dois me fader du bitume. Quelques bornes sur une petite départementale où il ne passe personne, en lacets car ça regrimpe doucement mais surement.

Je croise une femme à Doucy qui me demande où je vais. La réponse, "au refuge du charbon", la surprend. Oui elle connaît, mais c'est à... 10km au moins, et il ne va pas tarder à faire nuit. Elle me propose presque de m'avancer en voiture, elle est garée pas trop loin d'ici. Mais même, ça fera loin. Je passe pour un extraterrestre à lui expliquer que c'est pas grave, personne ne m'attend au charbon. J'y vais seul, et c'est pas un problème qu'il fasse nuit, je vais sortir la frontale. Je la rassure en lui disant que "j'ai l'habitude".

Elle vérifie tout de même que je suis pas complètement con :-) en me demandant mon itinéraire, si je vais bien passer par le chemin balisé, la voie normale. Pas par la brèche, "il y a eu un mort il y a quelques mois". Je confirme que oui, je fais de la course à pieds, pas de l'alpinisme.

A ce moment là, j'ai pas encore tranché entre passage par les dents du dessous (ouest) ou la montée par le nord, mais dans les deux cas, c'est du chemin balisé. Elle me quitte rassurée après m'avoir demandé si j'avais besoin de quelque-chose, de l'eau... Super sympa, ça fait plaisir.

La nuit tombe vite, c'est le moment de sortir la frontale. Je croise quelques cerfs, dont les yeux brillent fort. Sur les quelques km qui me mènent au cul du bois, je me remet sur sujet passage ouest ou nord en tête. Je n'ai pas étudié les passages et les conditions à l'avance. Je me doute simplement à la lecture de la carte que la face nord devrait être plus simple, et surtout totalement déneigée. Les dents me paraissent bien plus compliquées, avec des passages à 1800+ voire 1900m d'altitude. ça sent le névé à plein nez. ça sent la mise des mains à quelques endroits. ça sent la mise des mains souvent pour une ascension de nuit. Hors de question, je vais passer au nord. ça rallonge, mais c'est safe.

Qu'est ce que je vous sert ? un Mental eau

Il se remet à pleuvoir. Une pluie fine et qui mouille, une pluie qui veut s'attaquer au mental, une pluie qui fait dire "quand est ce qu'on arrive, bordel de cul". C'est que mater la carte sous la pluie, c'est pas facile. C'est que toute pilosité à caractère vikinguesque qui se trimballe sur ma frêle personne, je n'en suis pas moins sensible aux 6/7kg sur le dos et 30 bornes avalés. Fait pas vraiment froid, c'est déjà ça.

Il est où ce con de chemin ?! Je suis pas certain d'où je suis. Pas perdu, hein, mais j'ai perdu le fil des rares intersections et de la distance parcourue. Je dépasse quelques chalets et bergeries, sur un large chemin d'exploitation, et à chaque fois j'ai l'envie d'aller pousser la porte, voir si ça s'ouvre, et stopper là pour aujourd'hui.

Mais non ducon, il te reste 5 bornes à tout casser, et tu sera dans un refuge 4 étoiles.

Quand j'arrive sur le chemin qui monte au plateau, la ténacité reprend un coup de fouet et je me remet à avaler avec force ce single track technique. C'est dur, j'en profite pas, mais je me dis que la descente sera sympa.

Un premier abris, mis à disposition par le berger à proximité de la bergerie, est précédé d'un panneau (texte approximatif d'après mes souvenirs):

Auparavant, il était coutume de rendre service au berger en montant un ou deux morceau de bois pour son feu. Continuons ainsi, et nous serons une bande d'amis venu sur terre pour construire

Encore 1 ou 2 bornes, quelques restes de neige, yes YES YEEEEEEEEEEEEEES je suis arrivé au charbon !

Le charbon, c'est canon

Il est environ minuit, et je me doute qu'il y a du monde. Il y a comme une odeur de poele à bois. J'entre, et effectivement, le poele est allumé, et quelques bruits s'échappent de l'étage.

Une conversation éclate, "y a du bruit" "qu'est ce que c'est" "attendez je vais voir", et quelques personnes à moitié flippées descendent.

Présentation sommaire, je suis pas dans un état de faire copain-copain plus que ça, j'ai envie qu'on me foute la paix plutôt que d'expliquer pourquoi je déboule tout seul à minuit dans une cabane à 1600m d'altitude. Eux sont déçus d'être dérangés, "le vendredi ils pensaient être seuls", mais c'est l'heure de dormir les cocos, donc peu importe de toute façon.

Il est top ce charbon. Vraiment ! issue de secours, chiottes sèches, il est habitable quoi :D Je me fais ma platrée de pasta/soupe avant d'aller roupiller à l'étage.

Seulement, les couvertures sont squattées, je passe donc une nuit à me frotter et me retourner dans mon sous sac de couchage en "soie".

Le lendemain matin, j'ai un peu plus l'occasion de me rendre compte à quel point ce refuge est bichonné. Alarme, Lampes torches, ustensiles de cuisine, boie sec coupé...

J2: Petit run de récup

Soyons clair, je ne fais pas spécialement le malin, ce matin. Entre les 45km 3000D+ de la veille et la nuit sans vraiment dormir, ça a de quoi piquer. ça va être light aujourd'hui. Je prends mon temps pour le petit dej: reste des pâtes/soupe de la veille, et un graaaaand café. Oui, y avait du café et des filtres à disposition !

J’enlève tout le matos inutile du sac, et prends la route avec seulement le bidon et l'appareil photo. Pas terrible comme poids/forme/volume pour courir, mais bon.

Direction le Trelod, grosso merdo. Mais je cours "tout droit", et au bout d'un moment, c'est certain, ce n'est pas là. Pas grave, la carte me dis qu'il y a une cascade, un point d'eau, un truc qui a l'air intéressant. Et ça me fera un peu de dénivelé, tant mieux,aujourd'hui c'est petite séance mais c'est pas une raison pour se taper du plat pour autant.

Super single en sous bois, pas mal humide, un peu glissant. Un beau finish plus sec sous des conifères.

C'est bien vert, c'est meugnon.

Le point d'eau n'est pas passionnant. Je tente de faire quelques photos avec le fisheye, mais ça rend rien, et d'un coup l'appareil photo me sort une "error 99" et refuse de fonctionner.

J'ai pris Presque 1Kg avec une forme à la con, pour courir, pour rien. tristesse.

Bon et le Trelod alors ?

Je remonte, je regarde la carte cette fois ci. Juste derrière les chalets. Bon, allons voir. Une marmotte se balade, j'en profite alors pour faire une pause sauciflard en la regardant. 3 randonneurs surgissent de sous les arbres, et me confirment que le chemin vers les dents et dont également le Trelod se trouve un peu plus loin.

Relance des patounettes au petit trot, allons voir ce que le Trelod nous réserve. Un premier névé par dessus un ruisseau coupe le rythme, mais il est plat et ne pose pas de difficulté. Puis ça grimpe bien, sur un sol humide, mais le soleil pointe le bout de son nez, et c'est bien plaisant.

Un peu plus haut, je débouche sur une pente monstrueuse, avec deux gros névés séparés par deux fines arrêtes. Le chemin doit croiser le névé de gauche a de nombreuses reprises, mais difficile de le trouver à certains endroits. Je décide de monter un peu droit dans le pentu en bordure du névé, mais c'est difficile car le sol est très humide, près à s'ébouler, et bien sur la végétation est encore peu présente.

Finalement, je me suis trop écarté, trop à gauche, il aurait fallu traverser le névé. Zut. Et descendre sur cette pente terreuse mouillée ne me donne pas confiance, alors je décide de descendre dans le névé. La pente y est un peu plus tendre, mais ça descend tout de même très fort, tout droit sur des rochers en contrebas. C'est donc en martelant la neige avec les talons, pour assurer des marches, et les poings dans la neige, que je descend prudemment le névé.

Je dois poser le cul de temps en temps pour sortir les poings de la neige et les réchauffer un peu. Qu'est ce que c'est froid ! En réchauffement ce soleil, l'échange thermique est pas du tout en faveur de mes doigts. Lorsque j’atteins le chemin 30m plus bas, de l'autre côté, j'ai les pouces qui commencent à perdre une sensibilité, ou au contraire, qui déclarent une sorte de douleur légère et diffuse, je ne sais pas bien. Un peu des deux. Il était temps d'en sortir.

Quelques décamètres plus haut, je prends mon temps pour observer le paysage, un chamois qui traine assez loin. 1850m d'altitude, encore très loin du trelod. Et j'ai perdu le chemin. ça suffira pour aujourd'hui, je rentre au refuge. Je vais éviter de me retrouver derrière trop de névés pour rentrer, le soleil commence à se cacher et le vent à se lever doucement, on va la jouer tranquille.

Retour au petit trot, la descente est bien sympa. Je croise un couple après avoir repassé le premier névé. Ils me demandent si le chalet est encore loin. Un chalet ? ah, pas vu... Je leur parle des névés, que le chemin se cache et qu'il faut être vigilants.

Retour au charbon, les lieux sont occupés par un couple et 3 jeunes. On discute un peu, on fait une belote. Les 3 jeunes veulent repartir par les dents le lendemain, alors que le couple fera plus court, par la crête (un chemin qui n'est pas sur le carte, semble t-il). Je les préviens qu'il y a du névé et qu'il faut être vigilant, le chemin est parfois difficile a repérer, il faut prendre son temps.

Le dodow n'est pas plus efficace que le veille, malgré les deux couvertures qui cette fois me réchauffent bien assez. Des rêves de passages engagés m'empêchent de fermer l’œil. Ce n'est pas du cauchemar, mais les images de vide et de danger sont suffisamment importants pour que je reste à rêver tout éveillé.

3eme et dernier jour

Départ assez tôt, pour une fois: à 9h les gambettes sont prêtes à faire les 25 bornes estimés pour rejoindre Annecy. Je reprends le même chemin qu'à l'aller jusqu'au lieu dit du réservoir il me semble. La descente est excellente. Un poil technique, ça ne manque pas de caillasses.

C'est semble t-il un endroit très prisé par les randonneurs, car j'en croise énormément, notamment des groupes immenses, certainement des clubs de rando. La plupart sont complètement effarés de voir débouler un trailer en descente à 9h du mat, alors qu'ils commencent leur ascension.

Les souvenirs de la suite sont un peu plus flous. Il y a une longue montée sur bitume vers un alpage, ou la vue est plutôt sympa:

Une descente en sous bois très agréable, puis du bitume de nouveaux. Finalement, j'ai déja fait 20 bornes, et ça s'annonce plus long pour Annecy. Pas un soucis, je ne suis pas aux pièces.

Marre du bitume, je finis par tracer dans des près puis à descendre en forêt dré dans le pentu, hors sentier. J'ai pas de carte, mais ce que j'ai en face de moi doit être le Semnoz, alors je me dirige dans cette direction. Par chance, je croise un chemin forestier, et je l'emprunte donc avant de retrouver du balisage.

Montée au semnoz

Un petit changement de chaussette et pause ptilu à 25km, et c'est parti mon kiki, à nous le semnoz. Belle pente, mais sans être totalement frais, je m'en sors encore pas trop mal... Un traileur me croise, en descente. Une reco pour la maxi dans 3 semaines ?

Les premiers 500m de dénivelé m'échauffent bien et la drogue commence à faire effet. A la sortie de la forêt, et alors que quelques randonneurs sont dans les parages, j'accélère. Les mains fermement appuyées sur les cuisses, j'envoie du steack et double comme un avion de chasse les quelques personnes qui montent du parking d'en bas au sommet.

Là haut, c'est blindé. Grand beau temps, quelques cyclistes, des motards, et surtout des gens à bagnoles sont venus profiter du soleil et de la vue. Pas de photos, mon téléphone refusant lui aussi de fonctionner, mais je peux vous dire que j'en est pris plein la tête.

Un peu dommage d'être au milieu de ces consommateurs de la montagne, au milieux de fumée de clopes industrielles et de gaz de pots d'échappement, mais la vue est sublime.

Ravito ! Une pinte à la brasserie, vite enfilée avec la soif ajoutée à l'envie de ne pas trainer dans cette ambiance qui tranche un peu trop avec ma sortie nature.

Descente du semnoz

Pas super bien balisé, le Semnoz. Y a différents chemins, sans trop d'explications. L'hiver ce sont des pistes de skatting, il y a bien des panneaux, mais c'est inutile en été. Je prends un chemin indiqué comme réservé aux randonneurs, qui descend bien peu. ça enchaîne des petites bosses de -6, +6, -12, +6, -8, +4 m de dénivelé pendant un temps qui semble extrêmement long. Les souvenirs sont un peu flou, mais à un moment donné, je me retrouve sur un chemin désaffecté. Des branches jonchent le sol, le sentier n'a pas du être nettoyé après une tempête (99?), et depuis, il n'est plus emprunté et la nature reprends ses droits. Je galère un peu mais fini par trouver un petit single qui descend, cette fois ci, pour de vrai. Y a personne, ça se court bien, je commence à sentir l'écurie qui se rapproche, bref, c'est sympa.

La fin pourrite. comme d'hab, la fin est toujours pourrite :D

Je me retrouve à quintal. Et meeeeerde... Bon bha une dizaine de bornes sur du bitume, en marchant. Par Seynod, avec de la zone industrielle et de la départementale sans trotoir. Bref, j'arrive à la gare sncf bien entamé après près de 50km, et là j'apprends qu'il y a un problème sur la ligne, pas de TER pour rentrer sur lyon.

Mais j'ai fait mon premier covoiturage, trouvé en urgence sur blablacar, donc tout est bien qui fini bien.

Recap

Le Semnoz en lui même est pas bien intéressant. "Plat", absolument pas technique. Mais super vue de la haut, surtout en ce jour sans nuages !

Le mont Pelat, très sympa malgré le temps couvert, à refaire !

Le charbon, c'est une cabane non gardée vraiment géniale ! Équipée de tout ce qu'il faut, confortable, merci énormément à l'association Tous au Charbon qui le bichonne !

110km/5500mD+ en 3j. Et ça passe bien. Quelques moments ludiques (névés)


Commentaires migré de l'ancien blog:

Arclusaz:

et mais, t'étais chez moi !!!! mes grands parents sont de la Compôte.

Au Mont Pelat, une prochaine fois, tu peux descendre sur le Col du Frène et monter en face à la Dent d'Arclusaz. c'est un super beau sommet un peu aérien mais très facile. Puis redescendre dans la Combe d'Arcluse par le Col, Si tu as le temps, tu fais tous les chalets d'alpage (malheureusement ils sont fermés), tu vas à celui de Bottier et tu redescends dans le vallon de Bellevaux. Après tu peux enchainer le Pecloz : le plus beau sommet des bauges avec plein de chamois. La redescente par l'arrête est géniale (pas dure, il y a un chemin mais raide). Tu retombes à Bellevaux et tu peux aller dormir au gite d'orgeval (il doit falloir réserver) mais ça fait une sacrée journée , je ne sais pas si c'est faisable! le lendemain, tu peux faire l'Arcalod (là faut mettre les mains), Chaurionde, Sambuy et redescendre sur Faverges où tu fais du stop jusqu'à Annecy. Les Bauges, c'est génial !

Ah, tiens une idée pour racourcir un peu. Va en train jusqu'à St Pierre d'Albigny et monte directement à la dent d'Arclusaz. Tu éviteras ainsi toute la partie moins agréable vers la Thuile (c'est pas "mes" bauges, la Thuile !)

TomTrailRunner:

J'adore... Ce billet reflète en effet tellement ma signature automatique sur Kikourou : le trail, toi et la planète entière comme terrain de jeu. Une carte, une paire de basket, de quoi grignoter et se couvrir selon la météo et youpi, à ce niveau, ce n'est plus du sport mais une philosophie de vie :)

Chirov:

Beau périple ! L'esprit Kikourou c'est cool :-) Merci pour ton CR

jean-phi:

Excellent !! Je mets ton blog dans mon suivi !

Mazouth:

Jolie petite balade ;-) Et attention à Arclusaz, il a la dent longue ! xD

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