3j en Belledonne avec Chris

Mardi aprèm, Chris et moi prenons un bus pour Grenoble puis un train pour Lancey, et démarrons "de nuit", à 18h30, la montée au habert des Sabottes. Une première journée simplement pour s’emmener en altitude et pouvoir commencer tôt le lendemain.

On se retrouve bien vite accompagnés de Mirabelle, la chienne border-collie qui nous avaient suivi, Elena et moi, pendant 3 jours avant de disparaître dans la nuit, fin octobre.

1800m de dénivelé avalés à bon rythme. Pas aussi rapide qu'en pure trail mais nous sommes bien chargé, surtout moi qui ait pris pas mal de bouffe et vais trimballer, outre le reflex et l'ultra grand angle, un téléobjectif pendant 3 jours sans m'en servir.

Un bon feu, un ravito, quelques tentatives de photos de nuit, et zou au dodow, à plus de 1h du mat... On ne commencera pas si tôt que ça le lendemain. Le jour se lève bien tard, ce n'est donc pas bien grave. On se gèle le gland, mais très vite une fois repartis il faut tomber des couches: on se réchauffe vite à la marche.

Un tour à la pointe de la Sitre avant d'arriver au col éponyme et de découvrir la tronche de la descente. La neige est assez dure, mais pas assez sur le dessus pour que mes mini-crampons accrochent. Je descend sur le cul avec les talons et le piolet pour me retenir. Chris a des crampons forestier qui conviennent bien.

La montée au lac Blanc n'est pas triste, et la descente le sera encore moins. Quelques névés ne sont pas à prendre à la rigolade, la chute serait fatale. Là haut, le spectacle est bien beau, mais nous ne traînons pas trop, car la luminosité baisse vite.

J'ai un coup de barre, nous n'avons rien mangé depuis le matin, je n'ai pas bu non plus, et il est plus de 14h. Une belle frayeur dans la descente, je sens que je perds un peu de concentration, il me faut une pause. Ce sera à Jean Collet, une fois remontée en essayant de chopper le soleil.

Enfin un dwitch, un peu de flotte. C'est reparti. On ne peu s'arrêter longtemps, on se pèle le cul.

La luminosité orangée est bien sympa en cette fin de courte après midi. Nous arrivons au habert des Jarlons peu avant la nuit, pas besoin d'allumer les frontales. Le habert est beaucoup moins sympa que celui des Sabottes, notamment impossible à chauffer et il n'y a ni matelas ni casserole. Pas de thé. Pas grave, 2 saucisses, un supo et au lit, tôt. Difficile de dormir avec le froid: -3° à la montre de Chris à l'intérieur.

Le retour en vallée est débuté dans le brouillard et un froid intense. Il a y a eu un peu de grésil dans la nuit, et ça continue pendant les premiers km de notre descente, que nous trottons en bonne partie.

Mirabelle a un numéro de téléphone au collier. J'appelle sa proprio et elle vient la chercher à Brignoud, le terminus de notre périple Belledonien.

  • Habert des Sabottes

  • Lever du jour devant le habert des Sabottes

  • La Chartreuse au lever du jour

  • Mer de nuages sur le grésivaudant

  • Chris à l'assaut de la pointe de la Sitre

  • Au col de la Sitre

  • Pics e Belledonne derrière le verrou menant au lac Blanc, et les cascades de glace

  • Mirabelle et son morceau de chamois

  • Lac Blanc gelé

  • Porte bien son nom à cette période !

  • Chartreuse depuis le lac Blanc

  • Devant Jean Collet

  • Le soleil embrase les pentes déneigées en se couchant

  • Contemplatifs

  • Habert des Jarlons

  • Ombres et poussières

Loading more...